CASIMIR CERLES – UNE HISTOIRE « A LA SILICON VALLEY » SUR LE GRAND RODEZ
Dans le domaine des TIC, l’entreprise portée par Casimir Cerles « C3rb Informatique » fait figure de modèle. Il faut dire qu’avec son logiciel « Orphée » elle se positionne aujourd’hui comme un leader dans le domaine des systèmes intégrés de gestion de bibliothèque. Pourtant partie de peu, cette entreprise est un bel exemple de réussite dans le domaine du développement informatique, une histoire « à la Silicon Valley », mais sur le Grand Rodez…
Les repères du parcours d’entrepreneur de Casimir Cerles
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Natif de Saint-Parthem et après des études à l’INSA Toulouse et un doctorat d’économie à Paris, Casimir Cerles, a d’abord multiplié ses expériences, notamment au sein de Matra Informatique. En tant qu’ingénieur, il aura l’occasion par deux fois de partir dans des missions de développement au Canada et aux Etats-Unis : expériences qui lui ont permis d’appréhender la méthodologie américaine, selon lui exemplaire. En 1990, sentant une mutation du secteur et notamment un regroupement des constructeurs, il décide de créer C3rb, et développe son propre logiciel de gestion de bibliothèque : Orphée.
« J’ai vu qu’il y avait des choses à faire dans ce domaine, alors j’ai travaillé sur le programme et je l’ai développé petit à petit. L’important était de construire des fondations solides et pertinentes », indique Casimir Cerles.
A l’époque, le multimédia faisait à peine son apparition dans les bibliothèques et les communautés de communes n’existaient pas, le marché du produit a donc considérablement évolué. Pourtant encore aujourd’hui, la structure d’Orphée n’a jamais été retouché. Preuve de l’efficacité de l’architecture du logiciel.
Une des décisions déterminantes de C3rb – effectué à contre-courant – a été également le choix du système Windows contre Linux promu à l’époque : une stratégie qui s’est avérée gagnante avec plus de 1500 médiathèques clientes aujourd’hui. « Lorsqu’on choisit un outil de développement, on engage l’entreprise pour dix ans, il était donc primordial de créer une bonne architecture avec de bons outils », explique l’entrepreneur.
Pour lui « les choses sont faciles à faire et difficiles à maintenir » et c’est là où réside la clé du succès. En 1998, désireux de retrouver ses racines de province, Casimir Cerles installe sa structure à Marvejols en Lozère. L’entreprise passe de 2 personnes à 20 en 8 ans mais atteint un seuil critique en terme de possibilité de recrutement dans ce département. Casimir Cerles décide donc de déménager en 2007 sur l’agglomération ruthénoise, à Onet-le-Château : « La tradition scientifique des formations ruthénoises et toulousaines en rapport à la tradition littéraire de l’axe Mende/Montpellier nous a permis de trouver plus facilement des développeurs performants », expose Casimir Cerles.
Monsieur l’Entrepreneur, si je vous dis…
« Il est assez difficile pour nous de recruter et de trouver de bons profils qui souhaitent s’installer durablement sur le territoire. Les jeunes développeurs informatiques sont souvent ciblés par des grosses entreprises et ils préfèrent généralement la vie d’une grande ville comme Toulouse que rester sur Rodez. Ceci dit nos équipes sont souvent composées de ce fait de jeunes ménages, qui s’installent profitant du cadre de vie d’ici… »
« Entre la formation, la maintenance et le conseil, nous sommes amenés à faire énormément de déplacements partout en France. C’est la raison pour laquelle nous avions choisi de nous installer à Marvejols en raison de sa proximité avec l’aéroport de Clermont Ferrand. La plateforme aéroportuaire a ensuite diminué et nous avons déménagé en Aveyron pour des raisons de recrutement et de choix de vie. Mais je dois avouer que les coûts des déplacements sont très élevés car on est amené à devoir se déplacer dans toutes les villes de France… et revenir les week-ends. »
« Pour moi, l’appui du territoire doit se faire sur les moyens de communications. Je parlais des déplacements mais c’est également bien sûr le cas au niveau du haut débit et de la fibre optique. Les collectivités doivent permettrent aux entreprises d’avoir des coûts raisonnables. Or, malheureusement aujourd’hui nous ne pouvons être compétitifs en termes d’hébergements face aux entreprises de Paris et des grandes villes. » |
C3rb compte aujourd’hui 35 personnes, dont une dizaine de développeurs et une moyenne d’âge de 30 ans. Au-delà du développement logiciel, l’entreprise assure la maintenance, la formation, l’hébergement et se positionne comme un réel partenaire de ses clients afin d’apporter des solutions techniques pertinentes en fonction des besoins.
La réussite entrepreneuriale de Casimir Cerles n’est donc pas due au hasard : « Nous sommes sur un marché où la concurrence est très forte et il n’y a pas de place pour la triche. Nous sommes aujourd’hui leader sur le secteur des Bibliothèques Départementales de Prêts grâce à notre exigence et notre sérieux. Nos clients sont fidèles mais nous cherchons tous les jours à créer une solution logicielle encore plus aboutie… »
La bibliothèque départementale de l’Aveyron et celles d’Onet-le-Château, de Decazeville et de Millau ne s’y sont d’ailleurs pas trompées…






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